Communistes libertaires de la CGT

PSA : Intérimaires en grève !

lundi 23 octobre 2017

Nous n’avons pas pour fonction de relayer les luttes sociales. Mais il est difficile de résister à la tentation de faire connaitre des mobilisations exceptionnelles. Voici une info CGT du groupe PSA :

Il y a près de 8000 travailleurs intérimaires dans toutes les usines PSA en France. Partout, les intérimaires ont les plus bas salaires et tiennent les postes les plus durs.
A Rennes, plusieurs dizaines d’intérimaires ont fait grève
pendant deux jours pour des augmentations de salaire
Il y a 10 jours, des intérimaires avaient pris l’initiative de faire circuler une pétition entre eux pour réclamer des augmentations de salaire et pour savoir combien d’intérimaires étaient prêts à s’engager dans un débrayage.
Mercredi 18 octobre. La direction sentant le mécontentement décide de céder les mesures suivantes :

  • Passage automatique au bout de 6 mois du coefficient 170 au 180 (sans passer par le 175 et la grille scoop). Ce qui équivaut à 30 € brut d’augmentation par mois.
  • Si l’intérimaire a déjà 6 mois d’expérience dans son métier avant de travailler à PSA, il passe directement au 180 dès le 1er jour sans attendre les 6 mois.

Pour les intérimaires, la direction était très loin du compte et au lieu de désamorcer le mécontentement, cela les a encouragés à faire grève pour obtenir bien plus.
Jeudi 19 octobre : à la 1ère pause, 70 intérimaires se réunissent et se mettent en grève. Ils sont accompagnés par des militants CGT et des CDI.
Leurs revendications : Le paiement du chômage à 100 % et 11 € brut de l’heure (150 € par mois).
Surprise de la direction, le Montage est à l’arrêt. Les intérimaires grévistes défilent dans l’atelier et décident de remettre ça le lendemain.
Vendredi 20 octobre : 50 intérimaires de l’équipe du matin décident de se remettre en grève dès la 1ère pause jusqu’au bout de l’équipe et d’accueillir aux portillons leurs camarades de travail de l’équipe du soir pour les encourager à faire grève eux aussi.
En équipe du soir, à la 2ème pause, quelques intérimaires décident de se mettre en grève et s’adressent à d’autres intérimaires. Ils se retrouvent à 30 accompagnés de militants CGT et de quelques CDI.

Intérimaires et CDI
A Rennes ou à Poissy comme dans toutes les usines du groupe,
nous trimons tous pour fabriquer les milliards de profits de PSA !
Intérimaires et CDI, nous avons les mêmes intérêts !
Unisson-nous !
En nous mobilisant, nous avons la force de faire reculer PSA !

A Sochaux, vendredi 13 octobre, six ouvrières intérimaires en VSD ont fait grève parce qu’elles n’ont perçu qu’environ 1367 euros nets au lieu des 1850 euros nets annoncés par PSA et les agences d’intérim.
Du coup elles réclament une augmentation de 200 euros nets par mois !

A Poissy, à l’Emboutissage
la mobilisation des salariés a payé !
Les salariés de l’équipe 12 imposent le paiement du samedi 21 octobre !

PAS DE PAIEMENT, PAS DE TRAVAIL !

Voilà le mot d’ordre qu’ont fait entendre les salariés de l’équipe 12 de l’Emboutissage à la direction.
Jeudi 19 octobre, une trentaine de salariés ont débrayé pour réclamer le paiement du samedi 21 octobre.
Le RG de l’Emboutissage a vanté les bienfaits du compteur modulable et a affirmé qu’il ne pouvait pas sortir du cadre de l’accord du NEC. A la sortie de cette réunion, toujours mobilisés, les salariés ont décidé de se mettre en grève le samedi 21 octobre si la direction s’entêtait.
Si la direction ne veut pas payer, alors il n’y aura pas de travail !
Devant la détermination des salariés, le RG a fait une nouvelle réunion, vendredi 20 octobre. Il avait changé de discours et a annoncé que finalement, le NEC ne s’appliquera pas et que la direction payera ce samedi en heures supplémentaires individuelle dès la fin du mois.

La mobilisation et l’action des salariés ont fait reculer la direction

RAS LE BOL DES SAMEDIS !

Depuis le début de l’année, 80% des samedis ont été travaillés à l’Emboutissage. C’est énorme. D’autant plus que la majorité des samedis ne sont pas payés.

La direction a supprimé l’équipe VSD. Elle a mis seulement en place une demi équipe en équipe C et réduit l’effectif de moitié alors que la charge de travail est toujours importante.
En nous faisant travailler tous les samedis, elle fait d’énormes bénéfices sur le dos des salariés.
Ensemble n’acceptons pas ces conditions qui empoisonnent nos week-ends.

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