Communistes libertaires de la CGT

Police : La crise de la fédération sur la place publique

lundi 13 juin 2016

Nous avions déjà rapporté ici divers éléments de la crise dans la fédération Police qui avait aboutit à l’exclusion des syndicats de Paris, Marseille et de l’UFR. Le syndicat parisien s’est récemment démarqué en refusant de participer à la manif « police debout » contre la « haine anti-flic » à République. Nous publions ici une note du syndicat de Marseille :

A Philippe MARTINEZ,
secrétaire confédéral,
Aux membres de la CE Confédérale,
Cher(e)s camarades,
A nouveau la Fédération Police par le biais de son secrétaire Général
Alexandre LANGLOIS, s’en prend publiquement au camarade Anthony CAILLE,
secrétaire Général du syndicat CGT Police de Paris avec la diffusion d’un
communiqué odieux, appelant au lynchage publique de notre camarade.
Depuis de nombreuses années, la Fédération Police n’a de cesse que de
vouloir anéantir nos syndicats et de nous faire taire, par tous moyens, pour avoir
dénoncé des dérives droitières, des pratiques internes anti démocratiques et des
magouilles au sein de la Fédération Police.
Malgré la décision du 18 décembre 2014 du précédent secrétaire confédéral,
Thierry LEAPON, de sursoir à toute décision administrative pour -je cite – « laisser le
temps aux instances confédérales de régler ce litige », la FD Police fait fie de tout et
continue ses actions dévastatrices pour la CGT. La FD Police étale au grand public
un différent qui se doit d’être entendu et résolu en interne : diffusion publique sur le
site de la FD Police de la décision unilatérale d’exclusion prise par la FD Police,
communiqué qui bien sur, par la prolifération d’internet, s’en est trouvé relayé à
l’infini ; communiqués de presse stipulant que les syndicats CGT PN de Paris et
Marseille, et l’UFR Police sont des imposteurs et n’ont aucune légitimité ; fermeture
par deux fois du site Facebook du syndicat CGT de Paris ; attaques personnelles
envers le camarade Anthony CAILLE.
A chaque fois nous alertons et demandons le retrait du site fédéral de ces
« torchons ». Force est de constater que les actions de la Fédération Police restent
impunies.
Toutes leurs actions n’ont de cesse de faire du tort à toute la CGT. Nos
détracteurs s’en délectent, nos adhérents et sympathisants fuient, l’administration
nous attaque de toutes parts. Ces actions mettent chaque jour davantage en danger
chacun de nos délégués présents dans les services. Aujourd’hui la hiérarchie nous
demande des explications sur ce communiqué, fait l’inventaire de nos moyens
syndicaux (décharge, local..) et s’interroge sur notre légitimité à agir au nom de la
CGT.
Depuis la décision du CCN en décembre 2014, de mettre en place un groupe
de travail animé par la Commission d’Affiliation, sous le contrôle de la Direction
Confédérale, nous n’avons eu de cesse de respecter le processus interne, dans
l’attente d’une issue favorable pour la CGT.
Lors de la dernière réunion le 18 mai dernier, le camarade Thierry
GOURLAY qui anime ce groupe de travail a bien rappelé que le mandant donné par
le CCN n’était en aucune façon de résoudre le conflit interne à la Fédération Police,
mais bien de proposer au CCN un outil adapté au sein du Ministère de l’Intérieur,
dans la perspective notamment des élections professionnelles à venir. Le camarde
GOURLAY a également demandé aux parties engagées dans ce processus de
respecter ce groupe de travail et d’adopter une attitude constructive en laissant de
coté les conflits, ce à quoi les syndicats CGT Police de Paris et de Marseille, ainsi
que l’UFR ont à nouveau répondu favorablement.
Contre les attaques incessantes que nous subissons, en pleine lutte contre
la loi travail, dans un milieu policier très hostile à notre CGT, nous continuons à
militer. Force est de constater que ce que nous construisons est détruit par l’action
de la Fédération Police.
Aujourd’hui, Alexandre LANGLOIS, secrétaire fédéral Police a lancé une
véritable vendetta à l’encontre du camarade Anthony CAILLE. Il n’est pas sans
ignorer les lourdes conséquences au niveau professionnel, personnel, et dans
l’activité militante, que cela peut engendrer. Menaces, intimidations, pressions
hiérarchiques, intégrité physique … jusqu’ou cela va t il aller ??
Est cela la pratique et les valeurs de la CGT ??
Qu’attend ton pour résoudre enfin ce conflit qui n’a jamais été posé sur la
table ?
Il est clair que nous ne pouvons plus accepter de telles actions, et face à
elles, un tel silence de la part de nos instances confédérales internes.
Le syndicat CGT Police des Bouches du Rhône soutient pleinement le
camarade Anthony CAILLE, et exige qu’un coup d’arrêt soit porté aux actions et
méthodes de la Fédération Police qui n’ont pas leur place à la CGT. La CE
Confédérale doit, sans délai, mettre un terme à ces pratiques et assainir la
Fédération Police.
Recevez, cher(e)s camarades nos salutations fraternelles.
30 mai 2016

Plusieurs syndicats parisiens, plusieurs unions locales et l’union départementale 75 ont également apporté leur soutien au secrétaire du syndicat Police - Paris.

Débats du 52° congrès

  • Echos de la séance du vendredi 17 mai

    18 mai
    La séance s’ouvre sur l’annonce des résultats de l’élection de la CEC et celle de la CFC. Une moyenne globale annoncée de 89% pour la liste ce qui cache bien sûr quelques disparités... Mais les résultats de chaque candidat ne sont pas annoncés. Avec cette brutalité très particulière dont la bureaucratie CGT est capable, ni les scores ni les noms des 4 camarades présentés en plus de la liste officielle (...)
  • Echos de la séance du jeudi 16 mai

    17 mai
    La séance s’ouvre avec la présentation de motions de soutiens à diverses luttes telles que le congrès en adopte plusieurs, sans plus de discussion. L’une pourtant aurait mérité d’être relue avec les yeux du syndicalisme écologique que la CGT souhaite incarner : celle présentée par la fédération de l’agro-alimentaire. Il s’agit du soutien aux grévistes de la sucrerie de Toury (eure et loire) dont l’usine (...)
  • Echos de la séance du mercredi 15 mai

    16 mai
    La séance du matin reprend avec la fin du débat sur le préambule et le thème 1 du document d’orientation. Encore beaucoup d’interventions autour des questions écologiques mais aucun congressiste n’ose évoquer la question du nucléaire qui reste tabou ! Une militante de la FERC rappelle le bilan de la répression frappant les Gilets jaunes parmi lesquels des militants CGT et propose que la CGT appelle à (...)
  • Echos de la séance du mardi 14 mai

    15 mai
    Alors que la journée devait rester plutôt terne, des militants de l’union syndicale de la Ville de Paris accueillaient les congressistes avec un bonbon et un flash code renvoyant à un petit clip contre le sexisme. Une initiative directement connectée aux tensions internes des différentes structures CGT des territoriaux parisiens.
    Un court rapport d’activité pointait entre autres sujets la (...)
  • Echos de la séance du lundi 13 mai

    14 mai
    Outre l’élection des différentes commissions de congrès qui donne toujours lieu à quelques agacements et tensions sans grande importance réelle, l’essentiel de la journée s’est résumé dans le long discours d’introduction de Philippe Martinez (1h 40).
    Curieux discours au demeurant, ni vraiment rapport d’activité, ni rapport d’orientation mais où aucune difficulté n’est passée sous silence. A plusieurs (...)

Site réalisé avec SPIP | Se connecter | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0