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Qui sommes nous ?

Ce blog est l’outil d’expression de communistes libertaires qui militent à la CGT, où ils et elles défendent une perspective de renouveau du syndicalisme révolutionnaire, mouvement fondateur de notre confédération, et l’unification d’un syndicalisme de lutte et de transformation sociale.

Attachés à la démocratie syndicale et au fédéralisme qui restent de mise au sein de la CGT, respectueux du mandat donné par les adhérents et adhérentes des structures auxquelles ils et elles participent, les communistes libertaires relèvent d’un courant fondateur et constituant de la CGT.

Le communisme libertaire est l’un des courants philosophiques fondateurs du mouvement ouvrier. Comme le réformisme, l’anarchisme ou le communisme autoritaire il a évolué au fil du temps et des combats. Aujourd’hui plusieurs petites organisations s’en réclament comme nombre de militants syndicaux sans attache politique.

Le blog des communistes libertaires de la CGT a été fondé en 2009, à l’initiative de militants et militantes membres ou sympathisant·es d’Alternative libertaire. Pour autant il n’a jamais été conçu comme l’outil d’une fraction syndicale car nous combattons ces pratiques où les partis s’affrontent et minent la CGT de l’intérieur. Le blog, animé par un réseau informel de camarades qui se reconnaissent dans les idées communistes libertaires et/ou syndicalistes révolutionnaires est bien plus ambitieux que ces tripatouillages d’appareil.

Dans les années 1990, avec l’implosion des pays prétendument socialistes et la vérité définitivement au grand jour des mensonges et crimes du stalinisme, le PCF perd ses boussoles et implose lui-même en différents clans et sensibilités qui vont se livrer à des batailles destructrices dans les syndicats, les fédérations, les UL et UD. Nostalgiques du passé, néo-staliniens autoritaires, réformistes mal assumés et réformateurs unitaires s’opposent dans une certaine confusion, parfois violemment autant pour les postes que sur les orientations.

C’est dans ce contexte qu’il devenait utile et nécessaire de donner de la visibilité à nos propositions pour remettre la CGT sur les bases de la Charte d’Amiens, cherchant dans l’histoire du syndicalisme révolutionnaire, puissant dans la CGT jusqu’en 1914, des leçons pour aujourd’hui.

Dans cette bataille qui n’est pas qu’idéologique, nous ne partageons pas l’idée qu’il y aurait de mauvaises directions corrompues face à une base adhérente dont la "pureté" n’égalerait que la volonté d’en découdre.

Bien au contraire, il existe à tous les niveaux de nos organisations une contradiction entre un syndicalisme de classe dont l’objectif est de mettre fin à l’exploitation capitaliste et un syndicalisme d’accompagnement dont la finalité réside dans l’adaptation du monde ouvrier qui produit les richesses à l’économie de marché globalisée qu’on voudrait faire paraître indépassable.

La Charte d’Amiens pose simultanément trois exigences dans l’activité permanente de la CGT : l’indépendance vis-à-vis des partis et le refus de leur ingérence ; le combat quotidien pour s’exercer à la grève et arracher des acquis immédiats ; la grève générale expropriatrice comme prolongation des combats quotidiens pour détruire le capitalisme et l’État et émanciper les travailleurs de la condition salariale. Soit l’exact opposé de la tradition de déléguer aux « partis de gauche » et aux élections la révolution sociale.

Une CGT autogérée pour un communisme autogéré, voilà le but affiché.

Mai 2026