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Roussel : Non mais alloc quoi !
mardi 13 septembre 2022
Alors que les syndicats, jusqu’à la CFDT, et les associations caritatives comme les Secours catholique ou populaire s’indignent et affirment leur refus de voir réduire les droits des chômeurs ou encore se mettre en place un "RSA sous condition d’activités", Fabien Roussel joue à faire du buzz en reprenant les termes de la droite et du patronat, pour le travail et contre les allocations. Posture qui une nouvelle fois lui vaut les félicitations de Cnews et du Figaro...
Les petites phrases de Roussel, censées parler à la France profonde, place les militants PC dans des postures douloureuses : comment "parler" à la France profonde, en clair rattraper des électeurs RN... et en même temps "défendre le Parti" dans les milieux militants que ces petites phrases irritent voire insupportent ???
Au moment où la journée de mobilisation du 29 septembre se construit, non sans difficultés, il serait bien que Roussel se taise le temps de passer par une formation syndicale qui lui apprendra que ces "allocations" sont du salaire différé et solidaire.
Ou alors pourquoi pas donner l’exemple en renonçant à son allocation de député ?
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Communistes libertaires de la CGT
Messages
14 septembre 2022, 14:43, par Virgile
Ben oui, je crois bien que Communistes et Libertaires nous soyons obligés de rappeler quelques fondamentaux ..... Si c’est un sacré détournement que d’opposer salaire et allocations, qui pour l’essentiel sont du salaire socialisé et non différé, il n’en demeure pas moins que le travail est un moyen. Un moyen pour faire et améliorer la vie de tous (et pas de quelques-uns).
Agriculture, santé, transports, école, hôpitaux, bâtiments, routes etc… Bref tout ce qui sert à la vie humaine, et parfois, hélas, ce qui sert aussi à son contraire. La valeur, ce n’est pas le travail, mais ce qu’on veut en faire ou pas, ce à quoi il sert, et la façon dont on le rémunère et on respecte ceux qui le font.
Notre gauche c’est celle des travailleurs au boulot, des travailleurs que l’on prive de boulot, des travailleurs à qui on propose un boulot dégradant pour des heures non décomptées et un radis de salaire qui ne paye même pas ou à peine un loyer, et des travailleurs en retraite qui ont été au boulot toute leur vie.
Devant les tentatives constantes du pouvoir et des possédants d’opposer en permanence les uns aux autres, car diviser c’est régner, d’opposer les salaires qu’ils rendent volontairement misérables, aux prestations qui le sont aussi, je sais ou sont nos valeurs et je ne les perdrai pas.