Communistes libertaires de la CGT

CCN : Martinez et les autres ???

vendredi 3 juin 2016

Le CCN publie ce 2 juin une déclaration qui viendra plutôt rassurer les militants sur l’exigence du retrait de loi. Extrait : « Ces discussions ne peuvent évidemment s’engager qu’après un retrait du texte ou une suspension du processus parlementaire. » Néanmoins si l’on voit bien Martinez se démener pour faire le tour des grévistes et des blocages et donner par sa seule présence un encouragement clair à l’action, nombre de militants s’interrogent sur l’engagement de leurs directions d’unions départementales ou de fédérations qui tardent ou peinent à organiser concrètement les blocages alors qu’elles se précipitent sur l’organisation de la votation... Une CGT à deux vitesses en somme alors que l’heure est à démultiplier les actions et à les coordonner, ce qui semble parfois impossible y compris entre structures CGT !
Nous publions le texte intégral de la déclaration du CCN :

Besoin de recensement des luttes
Cette semaine, nous assistons à une amplification des grèves et des initiatives dans de nombreux secteurs d’activités et dans de nombreux territoires. Nous sommes bien dans une phase ascendante du mouvement entamé depuis 3 mois. Mais nous avons besoin d’avoir une connaissance plus précise et plus détaillée des initiatives et luttes en cours dans les territoires et professions. Cela passe par un détail précis de l’ensemble des actions menées, types d’action, participation, taux de grévistes…C’est un élément de connaissance et de confiance essentiel pour l’ensemble des militants et syndiqués engagés dans ce mouvement social. C’est aussi un encouragement et un soutien efficace pour les salariés les plus engagés dans les actions de grèves reconductibles les plus médiatisées. C’est aussi un moyen de mieux communiquer en externe face à ceux, gouvernement, MEDEF et une partie des médias qui parle de minorité et d’un essoufflement du mouvement.
Il y a besoin également d’avoir une remontée régulière des initiatives autour de la votation citoyenne. Les premières informations montrent une participation importante des salariés et des citoyens, et une approbation de cette initiative. Ce qui est mis en avant qu’on soit pour ou contre le projet, c’est le besoin de démocratie.
Enfin, plusieurs organisations évoquent une augmentation importante du nombre d’adhésions et des bons scores aux élections professionnelles. Cela reste cependant imprécis en termes de chiffres. A contrario, BFM/TV vient de faire un reportage pour indiquer des reculs significatifs de la CGT à Pôle emploi, ADECCO ou LCL pour illustrer l’opposition des salariés aux grèves actuelles. La bataille de la communication est importante et sans exemple concret, nous sommes en difficulté. Il est urgent de faire remonter à l’espace vie syndicale des éléments permettant de mettre en avant des résultats tangibles.
Stratégie de la CGT
Les attaques contre les grévistes et la CGT redoublent ces derniers jours. GATTAZ a choisi l’insulte en nous comparant à des terroristes. La ministre du travail renvoie le MEDEF et la CGT dos à dos en rajoutant que nous avons toujours refusé de discuter et que nous n’avons aucune proposition. Evidemment une partie des médias s’en donnent à coeur joie et brouillent les cartes en évoquant soit des négociations « secrètes » entre le gouvernement et la confédération, soit des discussions au niveau des professions pour régler des revendications sectorielles.
Il n’y a eu aucun contact avec le gouvernement pendant des mois, le seul qui ait eu lieu est l’appel téléphonique de VALLS, samedi dernier.
Il n’y a aucune négociation secrète et c’est également le cas au niveau des professions.
Le gouvernement cherche à nous enfermer dans le camp de la contestation et a choisi de délibérément mentir par le biais de sa ministre du travail qui invente des réunions auxquelles la CGT ne se serait pas rendue.
C’est pourquoi, tout en réaffirmant notre volonté de retrait du texte, il nous faut préciser certains points :

  • Nous avons pointé depuis le début des articles de la loi qui sont inacceptables et qui
    à eux seuls structurent l’intégralité du texte :
    o L’article 2 : inversion de la hiérarchie des normes,
    o L’article 10 : référendums d’entreprise
    o L’article 11 : accords de préservations et de développement de l’emploi
    o L’article 30 : licenciements économiques
    o L’article 44 : remise en cause de la médecine du travail
    o L’article 52 : remboursement des indus par les privés d’emploi
    Ces articles constituent la colonne vertébrale de la loi et justifient notre demande de retrait.
    Nos critiques sur le CPA portent plus sur son manque d’ambition, c’est pourquoi nous portons notre proposition de sécurité sociale professionnelle.
    Enfin, nous sommes pour la « garantie jeunes » qui devra s’appuyer sur les missions locales uniquement. Cette « garantie jeunes » est le résultat de nos mobilisations mais cette mesure n’a rien à voir avec le code du travail. Elle pourrait être inclus dans le projet de loi « Egalité et citoyenneté » en débat actuellement à l’assemblée nationale ou encore, être adoptée par décret.
    Nous sommes ouverts à toutes discussions, c’est d’ailleurs ce que nous réclamons depuis la publication du premier texte.
    Discussion, c’est également ce que nous réclamons depuis que nous connaissons le texte définitif, texte qui est le résultat d’une concertation privilégiée avec la CFDT (mais pas avec la CGT). A ce jour, c’est le gouvernement qui refuse de débattre malgré le fait que VALLS clame haut et fort que sa porte est ouverte.
    Ces discussions ne peuvent évidemment s’engager qu’après un retrait du texte ou une suspension du processus parlementaire.
    La CGT n’a donc pas changé de stratégie ces derniers jours mais, afin de sortir du piège dans lequel on veut nous enfermer, il est important que nous ayons un discours précis et offensif vis-à-vis de l’opinion publique face un MEDEF et un gouvernement qui portent l’entière responsabilité des grèves et du blocage du pays.
    La bataille de l’opinion est essentielle face à une grande partie des médias qui dénature nos positions, une opinion publique qui a 87%, souhaite toujours soit le retrait, soit une évolution du texte.

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