Communistes libertaires de la CGT

Congrès : Notes du vendredi 22 avril

samedi 23 avril 2016

Courte séance ce vendredi matin. La CEC est élue très largement (entre 84 et 97%) ce qui pourrait surprendre après les votes des résolutions et la tension dans les débats. Il est probable que la majorité des syndicats expriment alors leur désir de tourner la page de la crise de direction ouverte avec l’affaire Lepaon. Probable aussi que le compromis imposé par la direction confédérale sur le thème de la grève reconductible mise en débat soit in fine apprécié comme une petite victoire par l’aile la plus combative, et comme une prudence raisonnable par l’aile la plus pessimiste.

Ce n’est qu’après le vote, tout un symbole de l’opacité qui a régné sur la CEC, qu’un petit film de présentation des élus est projeté ! Rappelons que l’ouverture aux délégués de la commission des candidatures avait été refusée, que seule la fédération de la Santé a mené bataille pour son candidat non retenu (mais sans aucune explication politique). Aucune explication ni aucun débat sur l’éviction de plusieurs membres sortants dont Lalys dont la candidature, maintenue, réalise tout de même plus de 50 000 voix. Aucun débat non plus autour de la candidature non retenue de la fédé des finances qui obtient néanmoins 11 000 voix. Où sont les divergences politiques et ou personnelles qui expliquent ces choix ? Cette façon de faire ne peut plus durer.

Encore une histoire de chanson qui finit mal : La chanson de Jean Ferrat, « camarade », qui est une critique cryptée de l’invasion des chars russes de la Tchécoslovaquie en 1968 accompagne joliment le défilé des photos pour l’hommage aux sortants de la CEC. Après les beaux passages lyriques « c’est un joli nom camarade, c’est un joli nom tu sais »... arrive les vers critiques : « que venez vous faire, camarades, que venez vous faire ici, ce fut à cinq heure dans Prague que l’horizon s’obscurcit ». Rassurez vous, c’est sur « Prague » que le disque fut stoppé dans une urgence mal contrôlée !

La conclusion par Martinez est sans surprise un résumé du congrès, sauf qu’il a finit par sourire, juste une fois, quand le nom de Gattaz est copieusement sifflé par la salle. Qu’il n’hésite pas à recommencer : sourire lui va bien aussi. Il s’est réjouit de la franchise des débats en rejetant l’idée d’une CGT monolithique, rappelé les rendez-vous pour Air-France et les Goodyear, réaffirmé le retrait de la loi El Khomri et la mise en débat dans les AG de la reconduction du mouvement de grève. Ovation. Le groupe Zabo lance une Marseillaise vibrante, mais c’est pour l’Internationale que la salle, dans une forêt de poings dressés, vibre vraiment.

Débats du 52° congrès

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