Communistes libertaires de la CGT

Police : la CGT Paris ne manifestera pas mercredi. Bravo.

mardi 17 mai 2016

Nous reproduisons ici le communiqué commun CGT-Police Paris et Info’com, le syndicat célèbre pour son affiche « police », présent essentiellement dans certains sièges éditoriaux de presse :

D’après certaines sources dans les rangs des forces de l’ordre, les affiches du syndicat Info’Com-CGT seraient « dégradantes » à l’égard des policiers. Ces affiches
ne sont pourtant publiées que pour attirer l’attention sur la violence du pouvoir…
Emboîtant le pas de leur ministre, les syndicats corporatistes de policiers sont montés au créneau. Unité SGP Police (FO) s’est dit « indigné » par cette publication « honteuse appelant à la haine du policier ».
Le syndicat d’officiers Synergie (CFE-CGC) estime, pour sa part, que l’initiative démontre « la connivence intellectuelle existant entre ceux qui mettent les policiers au pilori et les casseurs qui pillent, saccagent et agressent sans relâche les forces de l’ordre ». Enfin, Alliance Police Nationale (CFE-CGC), y voit « ni plus ni moins qu’un appel à la haine et à la violence envers les forces de police et de gendarmerie ».
Dans le même temps, ces syndicats ont demandé au ministre de l’Intérieur « de déposer plainte contre ces propos de provocations et de haines envers la police ».
Ces organisations assimilent sciemment à un appel à la haine des affiches démocratiques appelant la police, comme l’indiquent les slogans pourtant faciles à lire, à « protéger les citoyens » et à stopper la répression brutale du mouvement social.
Tout le monde, gouvernement, opposition, extrême-droite et syndicats de police catégoriels trouve un intérêt à cet amalgame. Ainsi, le 2 mai, le syndicat Police Force Ouvrière (Unité SGP Police FO) a annoncé déposer plainte (sans
doute sur instructions) contre ces affiches. Le même jour, un syndicat se réclamant de la CFE-CGC a titré :
« CGT : l’affiche rouge », comparant ces affiches avec celle des occupants nazis, propagande raciste et antisémite qui assimilait à des terroristes étrangers un groupe de résistants se battant contre la dictature et pour le progrès social.
Dans ce contexte, la CGT-Police-Paris avait publié un communiqué, dès le 19 avril 2016, intitulé :
« L’affiche qui agite l’extrême droite et fait oublier l’acteur principal dans ces violences : le gouvernement ! » Ce texte précisait : « L’affiche du syndicat CGT
Info’Com a le mérite de dénoncer des faits pour ramener un gouvernement dit de gauche dans la voie du progrès social et non de l’arbitraire. » Ces affiches visent bien à dénoncer ces faits et à mettre en lumière les méthodes d’un
gouvernement qui préfère le tout-répressif à une doctrine de pacification des cortèges.
Le 18 mai, des syndicats de policiers, auxquels risque de se joindre une fraction de la CGT-Police, manifesteront sur un seul mot d’ordre : « Halte à la haine anti-flic ».
Nous, syndicat historique CGT-Police SGAP de Paris, engagés pour un syndicalisme vivant, fiers de nos luttes et de nos acquis, ne participerons pas à ce rassemblement
politique qui cumule autant d’amalgames sur les policiers, sur le mouvement social en cours et sur la CGT, organisation progressiste et interprofessionnelle !

Les syndicats Info’Com-CGT et CGT-Police Paris ne se trompent pas : les responsables de cette situation sont bien le patronat et son fidèle collaborateur, le gouvernement.
Le passage en force est également une vraie violence ! La loi El Khomri ne peut être adoptée contre l’opposition massive des travailleurs, d’une très large majorité de
l’opinion publique et de l’Assemblée nationale. Ce coup de force institutionnel du 11 mai, s’appuyant sur l’article 49-3 de la Constitution, exacerbe la colère des futures victimes de cette loi. Il ne peut que renforcer la lutte pour le retrait pur et simple de la loi Travail.
La censure de cette politique de casse du droit du travail ne pourra se faire que par la convergence de tous les progressistes prônant la transformation sociale, avec les
luttes des cheminots, des fonctionnaires, des routiers, des salariés du privé et du public, et non par des manifestations corporatistes dénonçant une fantasmagorique
« haine anti-flics ».
Nous, syndicats Info’Com-CGT et CGT-Police SGAP de Paris, appelons les salariés du public et du privé, les privés d’emploi, les jeunes à poursuivre, les 17 et
19 mai, le mouvement de protestation pacifique contre la loi El Khomri .
Paris, le 16 mai 2016

Débats du 51° congrès

  • Congrès : Notes du vendredi 22 avril

    23 avril 2016
    Courte séance ce vendredi matin. La CEC est élue très largement (entre 84 et 97%) ce qui pourrait surprendre après les votes des résolutions et la tension dans les débats. Il est probable que la majorité des syndicats expriment alors leur désir de tourner la page de la crise de direction ouverte avec l’affaire Lepaon. Probable aussi que le compromis imposé par la direction confédérale sur le thème de (...)
  • Congrès : Notes du jeudi 21 avril

    22 avril 2016
    La séance s’ouvre par l’annonce du vote du thème 3 sur le rapport au politique : abstention : 9% contre : 36%.
    Le débat reprend sur le thème 4 : le syndicalisme international. Des délégués expliquent leur travail dans des multinationales, leurs contacts avec les syndicats de différents pays. Une camarade sénégalaise est invitée à s’exprimer. Des camarades proposent l’organisation de grèves européennes (...)
  • Congrès : Notes du mercredi 20 avril

    21 avril 2016
    La matinée reprend avec le débat sur notre démarche syndicale, le thème 1. Les futurs comités régionaux inquiètent plusieurs délégués qui se prononcent pour une coordination des UD mais contre des « super-préfets ». Le seul amendement significatif intégré par la commission souligne, comme pour répondre aux craintes, qu’il faut donner plus de moyens aux unions locales. Un délégué de la construction (Toulouse) (...)
  • Congrès : Notes du mardi 19 avril

    20 avril 2016
    Après les applaudissements d’usages aux nouveaux invités présents (Solidaires et Unef mais l’arrivée d’un représentant du PCF n’est toujours pas anoncée), le bureau du congrès donne les réponses attendues : Oui il y aura une résolution d’actualité mais pas de commission : c’est le bureau du congrès qui la présentera. Non la commission candidature ne sera pas ouverte aux délégués puisqu’elle est déjà (...)
  • Congrès : Notes du lundi 18 avril

    19 avril 2016
    C’est au groupe musical Zabo qu’il revenait de donner le ton du congrès dans une interprétation pétillante d’une chanson de Georges Moustaki « je voudrais sans la nommer vous parler d’elle », une chanson écrite en 1969 à la gloire de la révolution permanente !
    Un cran en dessous du symbole, le secrétaire de l’UD des Bouches du Rhône dans son discours d’accueil faisait applaudir les luttes emblématiques (...)

Site réalisé avec SPIP | Se connecter | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0