Communistes libertaires de la CGT

Sexisme : mise au point de l’UD de Paris

mardi 22 mars 2016

Les réseaux sociaux avaient largement rendus-compte du dérapage d’un camarade à la sono durant la manif du 9 mars. Voici l’excellente mise au point de l’UD 75 :

L’union départementale CGT de Paris a été interpellée quant au slogan « Michel et Jacquie, occupe-toi d’El Khomri » diffusé par une sonorisation CGT dans le cortège du 9 mars. Après avoir vérifié la véracité de ce fait et après nous être renseigné sur ce que représentent « Michel et Jacquie », à savoir l’industrie pornographique, nous dénonçons ces propos qui ont été effectivement tenus sur la voie publique.

Ces propos violents et sexistes sont inadmissibles, alors que cette manifestation parisienne du 9 mars était faite d’enthousiasme, de saine colère et de revendications progressistes.

Marginal en termes de communication publique faite par des adhérents de la CGT, ce genre de propos représente une attitude à la fois minoritaire dans notre organisation syndicale et combattue par la Direction de la CGT.

Lorsqu’un homme ou une femme exerce de hautes responsabilités politiques, typiquement un-e- ministre du travail, il est normal que les manifestations syndicales visent la personnalité qui incarne la politique qui est contestée. Pour autant, les slogans illustrant cette contestation ne doivent en aucun cas être porteurs de violence sexiste, pas plus que raciste, xénophobe ou homophobe.

Notre critique du projet El Khomeri, nous la faisons également en chaussant les lunettes de l’égalité femmes-hommes, car les précarités induites par cette loi toucheraient particulièrement les femmes.

Le combat pour l’égalité et contre les violences faites aux femmes, nous le menons déjà, et nous voulons l’accroître, tant dans la société, dans les entreprises et administrations… que dans la CGT.

La lutte contre le projet de loi porté par Myriam El Khomri va s’accentuer, nous y travaillons. Parallèlement, concernant les propos porteurs de violences machistes et sexistes, nous disons « plus jamais ça ! » ; nous y veillerons.

Paris, le 21 mars 2016

Débats du 51° congrès

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